Chemins de pensées

Comment s’accepter même quand on a envie de rien?

Il y a des périodes où tout va très vite, et toi tu assumes ce rythme cadencé comme on danse sous la pluie parce qu’il te fait sentir en vie, il te fait te sentir fière de toi.
Et puis il y en a d’autres où tout ralentit, malgré toi. Tu es moins active, moins productive et tu as l’impression de juste subir chaque journée. Là où avant tu étais pleine d’énergie, d’envie, d’élan, aujourd’hui, tout semble plus lourd. Tu fais moins, repousses, traînes et ça t’agace. Oui ça t’agace parce que tu sais de quoi tu es capable, et pourtant, là, tu n’y arrives pas.
Et d’un coup, tu perds confiance en toi, tu t’aimes moins, beaucoup moins. Alors comment s’accepter quand on a envie de rien?

Quand la cadence s’arrête

Tu connais la chanson : « dans la vie il y a des hauts et des bas.. »!? Parlons d’un de ces bas justement. Ces moments où tu passes d’une version de toi qui avance, qui agit, qui maîtrise à une version plus lente, plus floue, presque étrangère.

Et ce décalage crée une tension en toi. Mais ce qui pèse le plus, ce n’est pas seulement le manque d’énergie, c’est le regard que tu poses sur toi.

Tu fais de ce changement une vérité sur qui tu es. Comparaison, jugement, impatience, tu te rappelles celle que tu étais il y a peu, celle qui avançait sans trop réfléchir, et tu ne comprends pas ce qui s’est passé entre-temps. Alors tu te mets la pression pour redevenir comme avant, sans vraiment prendre le temps de te demander ce que ton corps et ton esprit essaient peut-être de te dire. Et plus tu te forces intérieurement, plus tout semble bloqué. Et au lieu de l’écouter tu résistes.

Mais la réalité, c’est que quelque chose en toi a changé de tempo. Il est important que tu réalises qu’il n’est pas question de te freiner, mais plutôt de te protéger d’un rythme que tu ne peux plus tenir de la même manière aujourd’hui.

Les discours qui s’installent

Le problème dans cette situation c’est que tes pensées commencent à être polluées par des affirmations négatives.

“Ce que tu te répètes intérieurement finit, peu à peu, par devenir ta réalité.”

Ça arrive de façon insidieuse par des phrases comme :

  • “Je deviens paresseuse…”
  • “Je manque de discipline…”
  • “Je n’arrive plus à rien…”
  • “Je suis en train de perdre ce que j’avais construit…”
  • “Je ne suis plus la même…”
  • “Je suis nulle…”
  • “Je n’y arriverai jamais”

Et sans t’en rendre compte, tu passes d’un état passager à une remise en question de toi-même. Tu ne fais plus seulement moins, tu te définis à travers ce “moins”.

Des questions pour comprendre ce que tu vis

Dans ces moments-là, ne cherche pas à forcer les choses. En revanche, dans une démarche d’introspection, le questionnement reste un bon moyen de comprendre ce qui se passe pour s’accueillir avec plus de douceur et de bienveillance. Alors, tu peux t’arrêter un instant et revenir à toi à travers quelques questions :

  • Qu’est-ce que je ressens vraiment en ce moment?
  • Est-ce que je suis fatiguée? profondément épuisée?
  • Qu’est-ce qui m’a demandé beaucoup d’énergie récemment?
  • Est-ce que j’ai enchaîné sans vraiment récupérer?
  • Qu’est-ce que je me raconte sur moi dans cet état?
  • Est-ce que je serais aussi dure avec quelqu’un d’autre?
  • De quoi j’aurais besoin, là, tout de suite?
  • Qu’est-ce que je n’ai pas pris le temps d’écouter en moi?

Rappelle toi qu’il n’y a pas de réponses parfaites, il s’agit juste de t’aider à te reprendre le contrôle sur ce que tu vis en toute authenticité et avec douceur.

3 façons de mieux vivre ce passage à vide

Arrêter de te définir par cet état

Ce que tu vis aujourd’hui n’est pas ce que tu es. Tu traverses un moment plus lent, plus lourd mais ça ne dit rien de ta valeur ni de tes capacités. Tu n’es pas devenue “moins”, tu es simplement dans une phase différente, temporaire.

D’ailleurs, si ce n’est pas déjà le cas, je t’invite à te constituer un carnet, un bocal (à toi de choisir le support que tu préfères) qui refermera toutes tes victoires, les petites et les grandes. Ce sont des faits tangibles qui te permettront de te rappeler ce dont tu es capable.

Accepter de ne pas être au même rythme tout le temps

Tu ne peux pas être constamment dans l’élan, la production, l’énergie. Ce n’est pas un échec. Il y a des phases où tu avances vite et d’autres où tu récupères, où tu intègres, où tu respires. Apprendre à t’accepter, c’est aussi apprendre à respecter ces cycles.

Dans ces moments-là, priorise, consacre-toi aux tâches les plus importantes et urgentes. Tu peux t’aider de la matrice d’Eisenhower pour adapter ton agenda en fonction de ce que tu es capable de gérer le temps de retrouver une meilleure énergie.

Profiter de ce temps pour se faire du bien

C’est confirmé! Tu vis un moment de creux, ton énergie ne te permet de soulever des montagnes comme tu en as l’habitude. C’est le moment rêvé pour prendre le temps de faire ce que tu ne fais pas habituellement :

  • Un petit geste.
  • Un moment pour toi.
  • Une action sans enjeu.

C’est vraiment l’occasion de recréer du lien avec toi, là où tu es aujourd’hui, continuer à t’apprécier malgré tout, apprendre à t’aimer dans le chaos.

Ce moment fait aussi partie de toi mais ne te définit pas

Sache que tu n’as pas perdu ton élan, il n’a pas disparu mais s’est simplement mis en pause.
Et il y a certainement quelque chose à apprendre, des ajustements à faire pour être plus alignée.
Apprendre à t’accepter aussi quand tu es moins, quand tu fais moins, quand tu avances moins, c’est aussi dans ces moments que ta relation à toi devient plus profonde.

Et c’est peut-être là que commence un amour de soi plus vrai. 💛

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💛 Si ces mots ont résonné en toi, tu peux prendre un moment pour t’écouter un peu plus. J’ai créé un journal guidé pour accompagner cette exploration et te laisser déposer ce qui est là. Télécharge-le ici :  https://tontresorcache.systeme.io/tonjournalgratuit

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